Mot de la semaine

La police appelée par la présidence de l'université a délogé les
étudiants de la fac Ste Marthe, des menaces de sanction ont été
proférée envers des personnels. Le matin même la police "débloquait" le
lycée Aubanel à Avignon. Un étudiant est poursuivi suite au
déménagement de la permanence du Sénateur Duffaut (UMP), des lycéens
ont été convoqués suite au déménagement du siège vauclusien du Medef, à
Orange un lycéen est menacé de poursuites suite au caillassage d'une
voiture de police lors d'une manifestation spontanée de son lycée etc.
Le mouvement a incontestablement remporté une victoire sur le premier
ministre et le président de la république qui ont dû ravaler leur
entêtement et leur morgue. L'essentiel des lois scandaleuses qu'ils ont
faites voter reste en vigueur (apprentissage dès 14 ans, travail de
nuit des jeunes, CNE etc). Toute une partie de la jeunesse ne s'avoue
pas satisfaite ni prête à en rester là. Des millions de travailleurs,
de chômeurs, de pauvres ont la nausée de ce gouvernement, des
politiques libérales, des attaques tous azimuths au profit du seul
patronat et des actionnaires.
L'affaiblissement du pouvoir est tel qu'un rebond de ce mouvement ou un
nouvelle lutte sociale ou une conjugaison des deux sont tout à fait
envisageables et... envisagés. Localement le Festival d'Avignon voit
les nuages de la colères des intermittents s'accumuler sur lui.
Il importe donc de rester non seulement vigilants mais mobilisés. Pas
question d'attendre 2007, nous le disions depuis des mois. Ni
d'accepter l'enlisement dans des promesses électorales dont on sait
qu'elles n'engagent que ceux qui y croient.
Un mouvement de contestation radicale du capitalisme a commencé, lui
seul est réellement porteur d'avenir.