Mot de la semaine

Publié le par LCR 84














Non, Olivier ne se ralliera pas à José Bové pour des raisons que nous
défendons depuis longtemps.
Ce n'est pas sans peine ni inquiétude que nous tenons notre position.
Elle est connue, réfléchie, répétée depuis plus d'une année.
Elle nous vaut de profondes divisions, durables et marquantes.
Elle nous dessert auprès d'une large frange qui a voté pour nous et
apprécie olivier.
Mais tout ceci justifie-t-il que nous nous rallions à ce dont nous
sommes convaincus que ça finira dans des compromis négatifs avec la direction libérale du PS ?
Pour nous la seule solution serait restée de faire ensemble une
campagne qui exclue explicitement tout accord avec la direction du PS.
En cas de forte poussée, comme le prédisaient peut-être hâtivement certains, de cette coalition alors le PS aurait été en crise, nous aurions pu  soit le faire éclater soit mettre sa direction en minorité.
Dès lors tout était possible y compris de sérieuses avancées dont
celles défendues par tant de luttes, d'associatins, de syndicats, de
groupes et de personnes, avec constance et souvent l'énergie du
désespoir.
Sinon les négociations et accords avec le PS tel qu'il est
actuellement, c'est à dire libéral dans sa direction comme dans son
projet, ont laminé le PCF, déconsidéré, divisé et minorisé les Verts
lorsqu'ils s'y sont essayé.
Quand on pense que du coup Hulot-Tf1 trouve l'espace pour faire
illusion !
Que Chirac peut nous faire le coup de la fracture sociale et on ne
sait trop quoi demain !
Tout cela a une cohérence qui n'a rien d'un égoïsme d'organisation (ça nous coûte cher) ni d'un supposé sectarisme, mais de la volonté de tenir bon sur une ligne d'indépendance radicale vis à vis de tous les libéralismes, y compris de gauche, comme lors de la campagne contre le traité constitutionnel.
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