Veuillet psychiâtrisé.
Rolland était déterminé à conduire sa grève de la faim jusqu'à
l'extrême pour faire droit non seulement à ses revendications mais aux
décisions de justice dont de Robien, ci devant ministre de l'éducation
nationale, s'adjuge... le droit de ne pas les appliquer.
Devant l'extrême où le conduisait sa lutte, la décision a été prise de
le psychiâtriser, sans doute pour le sauver.
Comme le ministre a dû être soulagé, le veule.
On peut discuter et on a discuté l'obstination radicale de Rolland,
adepte aussi du parcours en solitaire solidaire, d'aller au bout du
bout de sa démarche, d'exiger jusqu'à l'extrême de ses forces que
soient respectés les droits syndicaux bafoués, que soit résisté à
l'arbitraire obtus d'autorités qui n'ont de légitimité que celle de la
mystification qui nous tient lieu de démocratie. Vrai goulag soft, main
d'acier de l'autoritarisme bourgeois dans le gant de velours de la
propagande éhontée qui nous anesthésie.
Il s'est battu contre tout ça avec ses armes.
Avec quelques amis, les siens, des soutiens sans doute insuffisants.
Des silences à gauche assourdissants.
Les médications viennent à bout de cette résistance et nous épargne le
drame de l'extrême vers lequel il se dirigeait.
Bon dieu, il faudra bien un jour, Rolland, que ce soit les autres que
nous fassions craquer !
Avec toi et tous ensemble.
JF
Publicité