Le mouvement anti-CPE s'invite aux élections étudiantes
Le mouvement anti-CPE semble avoir donné un léger coup de jeune sur les élections du 30 novembre 2006 des représentants étudiants au conseil d’administration ainsi qu’au conseil des études et de la vie universitaire. Se présentaient les listes habituelles :Unef (gauche « plurielle »), Uni (droite extrême) et fédération d'associations étudiante (« apolitique »). Pour la première fois, la confédération étudiante présentait une liste. Mais n'ayant pas de base réelle sur Avignon, leurs résultats ont été sans appel.
On a pu sentir à quel point le mouvement anti-CPE a pu politiser les étudiantEs : Matraquage électoral étouffant et pourcentage d'abstention en baisse, même si très élevé dans l'absolu : 77,2 %.
Une troisième liste s'était invitée au débat. En effet, une quinzaine d'occupantEs anti-CPE du printemps dernier avaient décidé de proposer une liste sous la bannière SUD-étudiant. ConscientEs de leur encrage dans les luttes locales et nationales, les étudiantEs de cette liste ont fait très peut de « com' », se contentant de diffuser quelques 800 tracts pendant les jours qui précédèrent les élections.
La liste inter-associative et L’UNEF ont obtenu chacune trois sièges suivi par L’UNI avec deux sièges pour siéger au conseil d’administration. Concernant le CEVU la liste inter-associative a également obtenu trois sièges, L’UNEF deux, L’UNI un et la liste indépendante de L’IUP également un siège. La confédération étudiante malgré l’importante campagne qu’ils ont mené n’ont pas réussi à obtenir un seul siège. Mais la surprise est venue de la liste SUD-étudiant (une partie des occupants du printemps dernier), qui a réussi a obtenir 1 siège au conseil d’administration et un autre au conseil des études et de la vie universitaire pour un total de 92 voix.
Mais ces résultats, s'ils laissent apparaître une légère avancée des idées de gauche ne doivent pas endormir les étudiantes et les étudiants d'Avignon. Pour préserver ce qu'il reste « d'égalité des chances » à l'Université d'Avignon, il est plus que jamais urgent de se tenir informés, de se mobiliser, de se syndiquer et de mener une lutte permanente contre les projets funestes du gouvernement en matière d'enseignement supérieur et de recherche.
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