Non au traité européen.

Publié le par LCR 84

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Le mini traité, adopté à Lisbonne, n’a de mini que le nom. Sous un habillage différent, « la concurrence libre et non faussée » est toujours l’armature politique et économique de ce texte rejeté lors des référendums en France et aux Pays-Bas en 2005. A l’occasion de son dernier bureau national, le PS s’est prononcé majoritairement pour le vote oui et le recours à une ratification parlementaire. C’est une position qu’il partage avec N.Sarkozy. Ainsi, le PS prive les citoyens du droit de ratifier ou non un texte à caractère constitutionnel qui fait du libéralisme le passage obligé avec comme conséquence la destruction de tous les services publics les uns après les autres. Le vote du Bureau national est un manquement grave à l’obligation démocratique s’agissant d’un texte rejeté, une première fois, à 55% par les électeurs. La LCR est en radical désaccord avec la position prise majoritairement par le Parti socialiste. Le traité adopté à Lisbonne engage la vie des peuples européens de façon durable. Il est indispensable que la parole soit donnée aux citoyens pour confirmer ou nom le vote du 29 mai 2005. En l’absence de proportionnelle intégrale, la composition de l’Assemblée nationale est loin de représenter les choix politiques de la population. On l’a bien vu en 2005 : 85% des parlementaires pour le oui, 55% des électeurs pour le non. Pour sa part, la LCR s’est prononcée à la fois pour la tenue d’un référendum et le vote non : le traité de Lisbonne n’est qu’un produit recyclé du précédent TCE. 
Le 7 novembre 2007.

Publié dans Communiqué de la LCR

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